Histoire de les Villedieu
Sous le drapeau Comtois, qui que tu sois, tu es chez toi !

Merci à Laurent Jeanin, bénévole de Racines pour nous avoir raconter l'histoire de Claude Baud
Claude Baud « Gaillod »
insigne voleur et assassin
Les archives judiciaires sont intéressantes à plus d’un titre pour qui s’intéresse à l’époque moderne car elles permettent d’approcher au plus près les individus. Ces derniers revivent sous la plume (innocente ?) du greffier : des noms, des descriptions vestimentaires et parfois physiques, des lieux, des paroles plongent celui qui lit ces minutes dans un certain état d’excitation (même s’il convient de garder un œil critique sur ce qui est relaté ou commenté).
Cette excitation est d’autant plus grande lorsque les faits relatés ont près de quatre siècles d’ancienneté et lorsque l’on connaît les lieux cités (que l’on ne traverse plus dès lors avec la même indifférence.
Les faits que je présenterai ci-après se seraient déroulés principalement au cours de l’année 1642 en des temps troublés.
Le théâtre des "opérations" (qui n’ont rien de "chirurgicales" comme nous le verrons !) Correspond à l’actuel canton de Mouthe et nous effectuerons même une petite excursion sanglante en Suisse.
Cette "histoire", outre les faits et situations qu’elle rapporte, est intéressante car elle permet d’illustrer et de mieux appréhender certains aspects de la Franche-Comté et de la "montagne" lors de la Guerre de Dix Ans.
Laurent Jeannin

La guerre de dix ans
Les faits
Des crimes « inhumains »
Aux environs de Pâques de l’année 1642, Claude Baud dit « Gaillod » * originaire de Boujeons cordonnier de profession et âgé d’environ trente ans tue deux marchands français : « dans un petit bois qui est entre les granges et la fontaine des Allemans [au] pays de Berne ». Cet endroit a pu être localisé vers le Lieu (en Suisse, près du lac de Joux). Il existe toujours une ferme baptisée de nos jours « l’Allemagne ».
Le mobile crapuleux du double meurtre nous est livré dans un interrogatoire du suspect : « à raison qu’ils estoient françois et à cause de sa pauvreté et nécessité ». Le butin consiste en pièces de toile, rubans et couvre-chefs contenus dans les « basles » des marchands sans oublier leurs « hardes et vêtements ».
Dans le même interrogatoire, Claude Baud tente de rejeter la culpabilité des meurtres sur son frère avec lequel il loue une grange et vit « en communion ». Selon ses dires, il avait entendu des bruits dans la maison et accourant, a trouvé étendu mort l’un des deux marchands. L’autre, « un jeune garçon » qui s’enfuyait est rattrapé et ramené par Gaillod à la grange « où son frère le tua…d’un maillet de bois ».
*Les surnoms sont alors courants et permettent de distinguer les personnes d’une même communauté ou d’une même famille qui portent assez fréquemment les mêmes noms et prénoms. Les frères Baud portent, selon les pièces du procès le même prénom.
Ainsi il n’aurait pas tué lui-même ces deux "merciers". Et s’il a ramené le jeune garçon à son frère c’est par "crainte que l’on ne descouvry l’assassin du premier mercier".
Suite au crime et après avoir enterré les deux victimes et le butin, Claude Baud craignait des conséquences judiciaires se retire avec femme et enfants "au lieu de Gelin".
Il retourne quelques jours plus tard sur les lieux du crime pour chercher les balles. Le voyage s’effectue de nuit et avec l’aide d’un habitant de Gellin (Jean Maire) et de son chariot. Gaillod avouera avoir été "fort effrayé pendant la distraction de ses meubles et de la retraité … d’avoir commis les dits meurtres et volerie et de s’en voir diffamé qu’il auroit demeuré trois nuits entières et de suite sans avoir dormy ni pris aucun repas".
Au cours du mois d’avril, Gaillod et son frère avec l’aide des membres de leur famille écoulent leurs "marchandises" (il n’est plus ensuite question du frère, Gaillod précise que son frère a quitté le "pays" et ne cessera de l’accuser du meurtre des deux marchands.)
"Ledit frère estant passé au lieu de l’Abergement et s’estant adressé à une femme nommée Louise Jean … l’avoir requise d’aller voir lesdites marchandises … [en] un certain lieu voisin du moulin du Lhaut. Elle y vit le deffendeur (Gaillod) qui y gardoit les marchandises, lesquelles elle achepta de luy moyennant dix quart d’escus payés partie en argent contant, partie en certaine quantité d’orge ».
Des habitants de Gellin figurent aussi parmi les clients des frères Baud de même qu’un certain Jean de Richard de Bougeons qui "avoit cousu la robbe de sa fille que l’on disoit estre faite des habits desdits merciers…"
Vers le 3 octobre 1642, une femme enceinte (Anne Champereur) accompagnée d’une fille (Françoise Quarrey) et d’un petit garçon traversent le bois de Bougeons vers un lieu-dit : "derrier la Roche" pour se rendre à Nozeroy d’où ils sont originaires. Ils n’y arriveront jamais.
Le même jour Gaillod qui loge toujours à Gellin part pour Bougeons pour "cueillir du bois propre à faire un chariot".
A quatre heures de l’après-midi, des habitants de Gellin le voient revenir le visage empreint d’une "grande émotion en sorte que ceux qui le virent ne prirent de le regarder sans crainte". A la remarque faite par Jean marchand de Gellin que « ses bas de chausse estoient fort ensanglantés près des coustures du gras des jambes », Gaillod « pour couvrir son crime fait responce qu’il venoit de s’offenser (se blesser) dans une maison. » (Gaillod se justifie ainsi : il est parti au Brey dans la maison en ruine de son beau-père pour y prendre du bois pour construire ce chariot. C’est là qu’il se serait fait mal avec sa hache de bûcheron : « vulgairement appelé destraux »).
Confrontés aux magistrats du Parlement de Dole en 1645, Gaillod se défend encore une fois d’avoir tué ces trois malheureux. D’après ses dires, se rendant au bois, il aurait rencontré quatre soldats "qui l’arrestèrent, fouillèrent et firent prisonnier et le contraignirent de demeurer avec eulx en la maison du curé de Bougeons." Ce serait ces soudards qui auraient attaqué les trois personnes forçant Gaillod à se rendre leur complice puisque "comme ledit garçon courroit mieux que les femme et fille pour se sauver, lesdit soldats luy commandèrent de courir après luy et luy donna d’ache duquel il mourru instamment et fut derrier la teste qui luy donna ledit coup." Bref, le pauvre Gaillod est encore une fois, mêlé malgré lui à ces événements dramatiques et impliqué dans ces meurtres "inhumains". Grâce ou à cause de sa vélocité, c’est lui qui est chargé à chaque fois de rattraper les plus jeunes victimes !
Toujours selon ses dires il est ensuite obligé de ravitailler les soldats qui se cachent dans les bois derrière Bougeons faute de quoi ces derniers "le feroient mourir quand mesme ils luy auroient prendre dans son village".
Dans une autre liasse issue du même procès, on apprend que Gaillod est reconnu coupable du meurtre des trois qu’il a "assomé et tué tous trois à grand coup d’un maillet de bois qu’il leur seslacha sur la teste avant d’avoir tué le petit garçon". On reconnait ici le même mode opératoire qui a servi à occire les deux marchands. Notons qu’il n’est plus question ici d’une quelconque bande hantant les bois de Bougeons.
Dans ce même document, on apprend que les "hardes" que portaient les victimes ont été enterrées dans les communaux de Bougeons. Par la suite, une partie (les "toiles ") est cachée dans "une maison de l’Abergement" par la femme de Gaillod : Claudia Deniset (alors que ce dernier est enfermé à Mouthe) afin que ceux qui "en faisoient la recherche ni fit descouvrir son crime". Peine perdue puisque le 24 décembre 1642, les officiers de la seigneurie de Nozeroy découvrent ce qu’il reste des vêtements des victimes ; découverte macabre : une petite chemise "piqué cramoisy toute ensanglanté et plusieurs menus linges et hardes …"
Les prisons
Nous ne savons rien de l’arrestation de Claude Baud, il est néanmoins certain que les crimes commis par Gaillod étaient connus d’un cercle assez large de personnes : membres de la famille, cousins, "clients". Beaucoup ont profité de ses méfaits et s’en sont rendus plus ou moins complices.
Il est finalement arrêté à Gellin sur dénonciation comme le prouve le passage qui suit : "pour avoir ledit deffendeur lors de sa saisie à Gelin, esté de plusieurs menaces à l’endroit de ceux qui assistèrent à sa prise et profité que tous ceux qui estoient cause de son emprisonnement le luy payeroient soit au corps, soit aux biens."

Château de Nozeroy
Il est enfermé une première fois dans les prisons de Nozeroy mais est très vite "transféré" à celles de Mouthe car Gaillod bénéficie de complicités chez la soldatesque de la ville : "que quelques soldats dudit Nozeroy avoient complotté de le tirer et sauver desdites prisons". Un autre passage nous apprend que Gaillod n’hésite d’ailleurs pas à soudoyer ses gardiens ainsi il "auroit prié fort instamment François Cretenet qui estoit commis à sa garde de le sauver desdites prisons et qu’il luy seroit donné un cheval en valeur de sept à huit pistols".
C’est ainsi qu’il se retrouve à Mouthe "les fers aux pieds et aux mains". Là encore il tente de corrompre son gardien, en vain.
Il est déjà enfermé à Mouthe dans la maison du prieuré le 24 décembre 1642 lorsque les officiers seigneuriaux de Nozeroy découvrent les frusques sanglantes des victimes sur les renseignements de Claudia Deniset. Elle leur révélera également la cache du reste du butin "pour estre mise en liberté été descharger sa conscience". Tous se rendent à Labergement chez la sœur de Claudia qui leur remet un "cotillon bleu à demi usé provenant desdites femmes de Nozeroy". Ils trouvent aussi dans "une maison ruynée" une "besace pleine de linges, hardes et vestements".
Mais vers 11 heures du soir vraisemblablement le 2 janvier 1643, notre homme réussit à s’évader de sa prison avec l’aide de complices extérieurs.
Au matin l’alerte est donnée et les officiers seigneuriaux de Mouthe réunissent une troupe armée constituée d’une vingtaine de jeunes hommes de Sarrageois pour la plupart, pour se lancer à la recherche du fugitif.
Ils prennent la direction de Labergement où résident la belle-sœur et le beau-frère de Gaillod : Jean Rouchat.
A 9 heures du matin, la troupe « partie à cheval, le reste à pied » entre dans sa maison et la perquisitionne à la recherche du coupable. C’est en fouillant une meule de paille qu’ils blessent la femme de Jean Rouchat : Claudia qui s’y était cachée : "ils y virent une femme nommée Claudia … qu’estant cachée dans un desdits meules de paille fut un peu blessée de la pointe d’une espée, mais se fut par mégarde et sans autre dessein que telle blessure arriva". La déposition de Chagrot de Labergement donne une autre version : "ils luy donnèrent un coup d’espée sous l’espaule gauche au moyen duquel elle fut grièvement blessée".
Il est rapporté également que la pauvre Claudia subit cette matinée hivernale d’autres mauvais traitements : "ayant destée tirée dudit monceau de paille, l’avoir saysie par le nez et les oreilles, les luy tirant et mis le pouce de la main droite sous le roc de l’arquebus de l’un d’eux, le luy serrant pour l’obliger de dire où estoit son dit mari et ledit Gaillod".
Comme celle-ci ne répond pas à leurs attentes, elle est "violentée" ses mains liées derrière le dos "quoique soit enceinte". La pauvre Claudia laissée inanimée est finalement emmenée chez un certain Pierre Bressant de Labergement pour que ce dernier s’occupe d’elle. (Il est probable que cet homme soit le "chirurgien" de la communauté).
Au même moment, une autre partie de la horde fouille la maison de la veuve Louise Jean et la bat "à coups de poings" ainsi que son garçon le 12 ans : "Aymé Cart son fils lequel ils contraignirent de passer en cet état avec eux audit Motte (Mouthe) quoiqu’il n’estoit âgé que d’environ douze ans, l’ayant traité fort inhumainement".
Après avoir fait manger leurs chevaux dans les réserves d’avoine, s’être enivré du tonneau de la veuve, avoir pillé les deux maisons jusqu’à prendre les "linges …nécessaires aux petits enfants dudit Rouchat", la troupe reprend le chemin de Mouthe sans Gaillod.
On apprend par la suite qu’il a pu s’enfuir in extremis à l’arrivée de ses poursuivants, se réfugiant dans un bois voisin (bois de la croix ?), il y reste toute la nuit.
Combien de temps a duré cette cavale ? Les archives restent muettes à ce sujet.

Le vieux Dole
En tout cas Claude Baud est de nouveau arrêté et emprisonné cette fois-ci à Dole où il est jugé au cours de l’année 1645 (certains documents sont datés du mois d’avril)
Une lettre adressée à la cour de Parlement fait part de ses conditions de détention difficiles :
"Remonstre humblement Claude de Bougeons, détenu en la conciergerie de Dole dois dix semaines que dois son arrest il a esté resseré dans une « canote » (enfermé dans un cachot), les fers aux pieds sans avoir de quoy pour aider à sa nourriture que le pain de gris de sa Majesté luy fait distribuer journellement, ayant par ce moyen souffert et de grandes misères et necessitez…" . Dans la même lettre il supplie les conseillers du Parlement de faire avancer son instruction et de rendre leur jugement.
Franche-Comté
« Année 3 »
Ainsi se termine l’histoire de Claude Baud dit Gaillod le « très insigne voleur et assassin ».
Cette affaire criminelle est intéressante car derrière les faits exposés précédemment, elle dévoile la situation catastrophique que connaît la "montagne» suite à la terrible invasion de Saxe-Weimar de 1639.
A partir des informations extraites du procès il est possible d’illustrer, d’éclairer certaines conséquences désastreuses du conflit.
C’est une région dévastée et désertée qui transparaît à travers ces manuscrits.
Les méfaits de Gaillod ont lieu 3 ans après les raids destructeurs et meurtriers des reîtres Français et Allemands de Saxe Weimar.
Or la peste puis les troupes ont laissé des villages désertés, les ont détruits complétement ou en partie.
Plusieurs indications soulignent ces destructions : la famille Baud originaire de Bougeons n’y habite plus, d’ailleurs Bougeons est un village fantôme. Gaillod affirme que les soldats qui l’auraient pris en otage s’en servent comme repaire et logent provisoirement dans la maison du curé.
D’autres villages ont encore quelques habitants, c’est le cas de Gellin, Sarrageois, Le Brey, Labergement, mais ils ne sont pas exempts de destructions. A Labergement une ruine sert de cache pour le trésor de notre criminel. Au Brey, Gaillod affirme travailler dans la maison en ruine de son beau-père… Enfin si Gaillod parvient sans trop de difficulté à s’évader de la prison de Mouthe c’est que cette dernière a été brûlée 3 ans auparavant.
La famille Gaillod loge en Suisse près du lac de Joux dans une grange qu’elle loue à un certain Humbert habitant du Lieu puis elle se réfugie à Gellin. Nous savons par ailleurs qu’une partie importante de la population comtoise a émigré pur des contrées plus lointaines (Suisse, Italie).
Ceux qui restent tentent de survivre, c’est cette survie qu’invoque Gaillod pour justifier ses vols et meurtres. C’est aussi pour survivre que de nombreuses personnes de son entourage (plus ou moins lointain) l’aident (en fournissant des caches) et profitent de ses rapines
Une population traumatisée et une violence omniprésente

Le baron d'Arnans
La guerre n’est pas terminée, si en effet le plus « gros » est passé en 1639, les soldats parcourent toujours la région : ce sont surtout les soldats comtois au service du Baron d’Arnans qui ont Nozeroy comme quartier général.
Ces soldats de fortune bien qu’ « amis » vivent sur le pays, pillent, tuent, maltraitent. Gaillod y fait allusion lorsqu’il tente de s’affranchir du meurtre de ses trois dernières victimes, rejetant ce crime sur quatre soldats sans doute hypothétiques.
D’autres témoignages laissent transparaître ce climat d’insécurité que font régner les bandes de soudards. Ainsi Claude Hauthier meunier à Labergement le 3 janvier 1643 : « entendit du bruit qui se faisoit par le village, croyant que ce fut des soldats, il sortit dehors et voit que cestoient plusieurs particuliers de la seigneurie dudit Mouthe… » La même matinée d’autres habitants pensent avoir à faire aux soldats : c’est le cas de Claudia lorsqu’elle se cache sous la paille.
La violence est également très présente :
Violence du meurtrier tout d’abord, qui ne laisse aucun témoin gênant et n’hésite pas à tuer femmes et enfants.
Gaillod est-il prédisposé aux crimes sanglants ? Il est possible que l’époque à fait de lui un criminel qui en temps de paix n’aurait été qu’un délinquant. En tout cas il bénéficie dans la contrée avant même ses meurtres d’une mauvaise réputation. Ses crimes sont-ils prémédités ? Il ne semble pas, ici l’occasion fait le larron. Ainsi lorsqu’il affirme qu’il est parti travailler dans la maison de son beau-père le terrible après-midi 3 octobre c’est peut-être vrai. De plus il utilise des outils courant : maillet de bois, hache de bûcheron alors qu’en ces temps les armes ne sont pas l’apanage de la soldatesque et qu’il est facile de s’en procurer.
Mais aussi violence des « justiciers » de Mouthe à la poursuite de Gaillo. Ils pillent (l’un dit qu’ils auraient dû emporter « des besacs pour les emplir puisque l’on vouloit ainsi piller », frappent, torturent. Pourtant, ces hommes sont pour la plupart « laboureurs ». On comprend dès lors qu’en des temps troublés il est facile de verser d’une situation à l’autre : un climat guerrier, sans doute un vécu traumatisant, l’effet de groupe, des armes (épées, arquebuses) transforment très vite ces jeunes paysans en véritables soudards.
Voici les humbles renseignements que l’on peut tirer de la lecture des pièces du procès de Claude Baud. Par-delà la « petite histoire » sanglante de notre criminel, c’est une région dévastée par la guerre qui se dévoile : villages détruits, inhabités, population traumatisée confrontée à la violence. Nous savons que la reconstruction et le repeuplement seront longs et difficiles : à titre d’exemple, la population de Labergement n’atteindra qu’à la fin du XVIIIe siècle son niveau d’avant-guerre.
Enfin si un jour du mois d’octobre vous vous promenez dans les bois de Bougeons à la recherche de "petits gris", ayez une pensée pour les victimes de Gaillod et ne vous attardez pas : ces bois sont mal famés !
Source :
Archives départementales du Doubs, parlement de Dole, 2B 3498
Arcives cantonales vaudoises, Lausanne , carte ancienne du XVIIe siècle
Louis G, la Guerre de Dix Ans 1624-1644, Les Belles Lettres, 1998

L'équipe de Racines réunie pour l'assemblée générale du 2 juin 2007. Nous reconnaissons de gauche à droite :
Michel Guy, Alexandre Defrasne, Dominique Marandin, Nadine Cousin, Laurent et Agnès Jeannin, Bernadette Girod et Philippe Robbe