Curé Dornier

24 juillet 1843

Envoyer ses pouvoirs pour la

Rivière à lui curés de comprendre

les Justes prières.   Dites au curé de Mouthe

de retourner à la Villedieu avant

Janvier, si ce n’est lui ses sacrements

et à Gellin en tachant de bien

pouvoir le 4 Janvier les fêtes et dimanches,

s’il était juste

 

Ma volonté ayant toujours été la vôtre je réponds à l’offre que votre grandeur a bien eu la bonté de me faire, j’irais donc à la Rivière.

 

Je suis avec respect, Monseigneur

de Votre Grandeur de tout

       sentiments         Dornier

 

Villedieu-les-Mouthe le 30 Juillet 1843

 


 

 

Mouthe le 17 Août 1843

 

 

Monseigneur,

 

 

     Je m’empresse de répondre à la lettre que vous m’avez  fait l’honneur de m’adresser : voici quelle a été la conduite deM. l’abbé Dornier : à peine a-t-il reçu la lettre par laquelle votre grandeur le nommait à la cure de la Rivière qu’il est parti de suite, sans prévenir personne, pour aller voir cette paroisse et faire connaissance avec ses nouveaux paroissiens pour le transport de son mobilier à  la Rivière, c’est au premier voyage qu’il a fait la prise de possession ; ce n’est que plusieurs jours après que j’ai appris qu’il avait officiellement pris possession de sa nouvelle cure, (+il est allé à Pontarlier où Mr le curé de cette ville lui a fait part de vos ordres) aussi n’ai-je pu vous parler de cet incident dans la dernière lettre que j’ai eu l’honneur de vous adresser ; je suis bien surpris que M. Dornier ne vous ai pas tout dit dans cette lettre qu’il a jointe aux réclamations des paroisses de Villedieu et Gellin.

 

     Voici monseigneur permettez-moi de vous dire le mot qui explique la conduite de M. Dornier, il ne voulait rester à Villedieu, et lorsque les paroisses de Villedieu et de Gellin réclamèrent auprès de votre grandeur pour leur conserver M. Dornier, il avait peur que les prières qui vous étaient adressées ne fussent exaucées.

     Ce qui a déterminé Mr Dornier à partir de suite, c’est une lettre de Mr l’abbé Mergier par laquelle Mr le Vicaire-général lui dit qu’il pourra demeurer à la Rivière si toutefois les réparations que vous avez demandées pour cette paroisse étaient bien commencées.

 

 

     Voici Monseigneur, où en sont les affaires de Villedieu :

 

1°, l’affaire du tabernacle est arrangée, la commune vient d’être autorisée par Mr  le Préfet pour traiter avec un sculpteur, de suite, pour la confection de ce tabernacle, se fera cette semaine ou la semaine prochaine ;

 

2°, l’affaire de l’église est aussi bien avancée, déjà Mr l’architecte s’est justement rendu sur les lieux pour examiner  les travaux et pour faire le devis ; la commune de Villedieu montre la meilleure volonté et le plus grand empressement pour assainir et réparer son église : on m’avait dépeint ces gens-là sous les plus sombres couleurs, on les avait traités de fourbes, d’auprès, et je ne trouve en eux que les gens point fourbes, et j’ai la meilleure volonté ; est-ce une ruse, une fuite ? Je repousse cette proposition.

 

3°, l’affaire de la cure ; j’ai demandé à Mr le curé en quoi consistaient les réparations que vous aviez demandées au presbytère, il m’a répondu qu’il n’en savait rien ; alors je me suis contenté de dire à M. le maire que vous vouliez que la commune de Villedieu fit des réparations au presbytère que plus tard, après avoir reçu des ordres explicites de votre grandeur, je pourrais préciser en Juin courant, les réparations à faire ; je lui ai cependant dit que le four à pain, sous le four est placé où la cane devait être placé ailleurs, il m’a dit aussitôt que ce déplacement aurait lieu d’après les instructions que je lui donnerais.

 

     Voilà, Monseigneur l’état des affaires, je ne sais comment conseiller à ce que j’ai ouï dire avec ce que je vois.

 

Je suis Monseigneur avec le respect le plus profond

De Votre Grandeur

le très humble et le très obéissant serviteur

 

Nicod Prêtre

 


 

Mouthe  le 19 Août 1843

 

Rép 28    qu’il ne dise où auront   a

la Villedieu, afin que je vois  s'il y a

bien à pourvoir sa paroisse

 

Monseigneur,

 

     J’ai reçu avant-hier à six heures du soir la lettre que vous m’avez fait parvenir de monsieur le curé  Dornier   ; déjà depuis ce matin d’après M. le maire,  quelques personnes de la Rivière se trouveraient à Villedieu pour emballer et préparer  les effets de M. Dornier. Les voitures étaient commandées et devraient arriver à quatre heures du matin du surlendemain ; d’un autre côté, j'ai eu par le facteur des explications, de la prise de possession de la Rivière ; je n’ai donc pas  pu partir le soir pour aller arrêter le déménagement  de M. Dornier et la prise de possession, je ne vous donne des explications, plus positives encore que celles que j’ai eu l’honneur de vous donner hier ; M. Dornier a reçu fois de la lettre par laquelle vous le nommiez  à la Rivière. Le lendemain tôt  au matin, il est parti pour la Rivère où il .... de curé, il a consulté pour toutes ces démarches que M. l’abbé  Guy originaire de la Rivière, curé à Pontarlier ; tous ces détails ne nous ont été connus que plusieurs jours après, et encore par accident. Je crois vous avoir dit hier que c’est aux lettres de M. l’abbé Bergier Victor Gérard qui a déterminé M. Dornier de partir aussi précipitamment .... après avoir fait saisie à M. Dornier qu’il était trop précipité, trop pressé de pouvoir s’installer à la Rivière M. Bergier lui dit : que pour faire .... nous ne pourrons plus ne pas aller à la Rivière.

 

     Si toutefois les réparations exigées par monseigneur sont bien commencées ; voilà une copie de la lettre de M. Bergier : la-dessus M. Dornier se détermine à partir de suite pour sa nouvelle paroisse.

Au reste monseigneur, je vous ai dit hier que M. Dornier désirait quitter Villedieu ; vous il a fait connaître à votre grandeur les motifs d’effusion pour la paroisse.

 

 

Je suis Monseigneur avec un profond respect, à votre grandeur

J’ai oublié de dire qu’il était parti hier matin.

 

Nicod Prêtre

 


 

Sa carrière :

 

- Joseph Désiré Dornier, né le 21/09/1803 aux Alliés. Ordonné en 1833 à Besançon. Décédé le 02/06/1854.

1833-1839 - Vicaire à Saint Hippolyte les Durnes (25).

1839-1843 - Curé des Villedieu (25)

1844-1854 - Curé de La Rivière Drugeon (25)

 


 

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