Estive

Le Cernicolet

 

Au début du XXe siècle, les paysans des villages se réuniront en syndicats laitiers.

 

Petit à petit, les gros trains de culture, qui s’étaient modernisés ont pris le dessus sur les petits. Avec les années ceux-ci ont arrêté les uns après les autres. Ceux restant ce sont partagés les terres en les louant.

 

En 2018, il reste à Villedieu quatre éleveurs contre une dizaine bien moins gros dans les années 1980.

 

Avec l’arrêt des cultures de l’orge et des patates, ces plantations ont été transformées en champs à fourrage, augmentant encore la superficie pour les bêtes.

Les troupeaux s’agrandissaient et  les pâturages des alpages étaient devenus trop petits pour nourrir autant d’animaux. Avec le temps, les vaches ont été remplacées par des génisses,* jeunes bêtes qui nécessite moins de travail, pas de traite.

C’était aussi plus facile pour les éleveurs de tout faire au village.

 

A la suite de la fermeture de la dernière fromagerie, celle de Villedieu-les-Mouthe en 1984, les paysans stockent leur lait dans des tanks. Il est ramassé matin et soir, par un camion-citerne.

Avec ce changement et l’arrivée des voitures, les bergers n’habitent plus les fermes à la saison. Ils montent pratiquement tous les jours pour surveiller les animaux qu’ils ont en charge.

Ils entretiennent les barrières, les pâtures, contrôlent le niveau d’eau dans les citernes...

 

Lorsqu’un veau naît, pendant les six premiers mois, il est nourri avec du lait. Tant qu’il le sera ainsi, il portera ce nom (le féminin est velle, très peu utilisé).

2 Par la suite pendant deux à trois ans, tant que la bête n’aura pas vêlé (n'aura pas eut son premier veau) on l’appellera génisse.

3 Voilà une belle vache montbéliarde, qui vous salue et grâce à son lait, vous resterez plus longtemps à table, pour savourer ses nombreux fromages.