Nos curés ont vécu pour et avec leur passion

Gloria de Vivaldi

 

Quartier haut Chatelblanc

 

En 1933, dans l'église de Chatelblanc, Charles Saillard de Villedieu-les-Rochejean prend pour femme Lucienne Bourgeois-Jacquet. De cette union naîtront 6 enfants : Hubert en 1934, Gabriel en 1936, Michel en 1938, Bernard en 1940, Jean-Claude (notre futur prêtre) en 1943, enfin Françoise en 1950.

 

Très tôt, Jean-Claude Saillard se passionne pour la religion et en parle au curé de Villedieu (Bernard Blondeau), qui l’encourage.

 

Chapelle-des-Bois

 

Bernard Blondeau est né en 1910 à Chapelle-des-Bois, au Creux (d'où le surnom de son frère Jean avec qui il vivait, ainsi  qu'avec sa sœur Anièce).

Il fut ordonné prêtre en 1936, nommé 2 ans vicaire à Favernay (70).  En 1939, il est nommé curé de Villedieu.

Il y restera jusqu’à sa mort en novembre 1985. Il se fera enterrer au cimetière de son village natal.

Il sera le dernier curé à habiter Villedieu.

Depuis son décès, la cure est transformée en appartements.

 

Il remplaçait Joseph-Paul Myotte-Duquet (1909-1985) qui était arrivé aux villages en 1935 jusqu'en 1939, suite à la mort de son prédécesseur l'abbé Gagneur (1867-1934).

 

Ce dernier a fait son office à Villedieu de 1898 à 1934.

 

Le petit séminaire de Consolation 

 

En 1954, Jean-Claude Saillard, à l'âge de 10 ans, entre au petit séminaire de Consolation. Il y restera 7 ans, puis ira à Faverney.

 

A cette époque, le petit séminaire de Consolation :

« Je suis parti en pension fin septembre 1954 à Consolation (petit séminaire). Je n’avais même pas 11 ans et mon cousin Daniel Saillard (de Villedieu-les-Mouthe) avait fait sa rentrée en automne 1953, il avait 10 ans.

Tu te rends compte ! On sortait à peine des jupons de nos mères. C’était dur de se retrouver en pleine nature, loin de tout, presque jamais de soleil, en pays inconnu, ne connaissant personne. Le soir beaucoup pleuraient dans leur lit.

La première année, il n'y avait pas encore de vacances intermédiaires : Toussaint, février, etc.

 

On était donc enfermés pendant tout un trimestre sans vacances.

Rentrés fin septembre, on est sortis le lendemain ou surlendemain de Noël. Passer Noël en pension, tu vois l'ambiance quand on a 11 ans ?

Deuxième trimestre, on sortait après Pâques.

Troisième trimestre, on sortait au mois de juillet.

C'est seulement les années après qu'ont été établies les petites vacances. Ça allait déjà mieux.

 

La plupart des copains avaient la visite de leurs parents le dimanche, mais mes parents n'ayant pas de voiture, je ne les voyais pas en dehors des vacances.

On pouvait écrire une lettre toutes les semaines, mais ce n'est pas pareil.

On n'avait pas le droit d'utiliser le téléphone de la maison ; du reste, mes parents n'en avaient pas, alors !

Ce n’était vraiment pas le rêve ! Mais on s'habitue finalement :

« Il fallait former des hommes » : disait le supérieur.    

C'était le régime de la plupart des pensions à l'époque. »

 

Ecrits du père Jean-Claude Saillard en 2020.

 

Ayant fait son service militaire, il entre au grand séminaire de Besançon.

 

Il sera tonsuré le 05 avril 1968, ordonné diacre le 17 mars 1970 et prêtre le 28 juin 1970 avec 5 autres compagnons.

 

 Intronisation de monseigneur Lallier

 

Ces six célébrations ont eu lieu à la cathédrale de Besançon, présidées par l’archevêque Mgr Marc Lallier.

 

Première messe du père Jean-Claude Saillard

 

L'abbé Charles Lonchampt, le diacre Bernard W. (qui lève LE calice), Jean-Claude Saillard (le maître de cérémonie) et le père Alexandre Guillaume.

 

Sa première messe solennelle est célébrée le dimanche 05 juillet 1970, en l’église de Villedieu-les-Mouthe. Pour l’occasion, un de ses professeurs de consolation (le père Marguet) sera présent ainsi que le supérieur du grand séminaire : le père Alexandre Guillaume.

 

L’entoureront aussi le père curé Bernard Blondeau et l’abbé Charles Lonchampt (né au Bief Girard), et un de ses amis : le diacre Bernard W. 

 

Est présente aussi sa tante : sœur Marie-Bernard (Bernadette) Bourgeois-Jacquet.

 

A sa sortie d’église, le père Jean-Claude Saillard sera accueilli par une fanfare.

 

L'Abbé Joseph, Eugène Marcellin Saillard de Villedieu qui, est le grand oncle du père Jean-Claude Saillard, a été ordonné prêtre le 31 août 1873 par le cardinal Adrien Césari-Mathieu, en la cathédrale Saint Jean de Besançon. Il était en compagnie de Joseph Victorin Thomet (tous deux de Villedieu).

 

Cette année-là, il y eut une première messe, dernière cérémonie de ce genre, à l'église Saint Joseph de Villedieu ; soit 97 ans avant celle du Père Jean-Claude Saillard.

 

Cardinal Adrien-Césari Mathieu

 

Né à Paris le 20 janvier 1796, prêtre et chanoine d'Evreux en 1822. En 1823, il est nommé supérieur du séminaire de la même ville.

En 1828, il est chanoine promoteur de Paris. En 1831, il est curé de la Madelaine.

En 1833, on le nomme évêque de Langres.

En 1834, il est archevêque de Besançon et cardinal en 1850.

 

 

LE calice

 

Lors de la première messe de Jean-Claude Saillard, on lui donnera un calice qui appartenait au chanoine Joseph, Victorin Thomet qui en avait fait don à la paroisse.

 

Il était né le 08 février 1848 à Villedieu, il a été ordonné prêtre en 1873. Il a été entre autres curé de Marchaux.

 

Le chanoine Thomet est décédé le 04 avril 1918 à Courcuire (Haute-Saône) où il a été inhumé.

 

Auparavant, ce calice appartenait à l’abbé Louis Cousin, qui était né à Houtaud. Il avait fait ses études littéraires au séminaire d’Ornans, sa philosophie à Vesoul, sa théologie au grand séminaire de Besançon.

 

Ordonné prêtre en 1879 et successivement vicaire à Servance et à Pin-l’Emagny, il a été curé à Matons-les-Piesmes et à Bonnay.

 

Rattrapé par la maladie, il dû se résoudre à quitter son ministère.

A Pin-l’Emagny, il essaya quelques temps de se soigner, mais il préféra en 1901 revenir à Villedieu où il avait de la famille.

Il y résidera 13 ans, jusqu’à sa mort survenue en avril 1914.

Cette année-là, il passa quelques temps à l’hospice de Pontarlier, où il subira une opération.

 

L'abbé Gagneur*

1867-1934

 

La douleur sera sa compagne, jusqu’à son dernier souffle. Pendant ces longues années de souffrances, l'abbé Gagneur alors curé de Villedieu, par son soutien, l'aida beaucoup lors de ces dures épreuves.

 

A noter qu’il ne pratiqua jamais son ministère à Villedieu, en tant que curé du village.

 

A la même époque que Jean-Claude Saillard, Jean-Claude Lonchampt, lui aussi de Villedieu-les-Rochejean, prononçait ses vœux chez les frères Maristes de Saint-Genis-Laval, au mois de juillet 1970.

 

Depuis 2018, frère Jean-Claude réside à Mulhouse.

 

Eglise Saint-Joseph

 

*Cette photographie est tirée d'une série de plaques de verres, qu'un héritier d'Emile Parreaux, qui faisait beaucoup de photographies, avait en sa possession, il l'a confié à Christian Guyon, qui est président du club des collectionneurs (de cartes postales) du mont d'or, il me l'a faite parvenir.

Merci à eux.

 


 

Dates importantes :

La paroisse de Villedieu comprenait aussi les villages du Brey et de Gellin, par la suite Sarrageois.

 

 La liste qui suit ne parle que des curés ayant habités le village, ensuite c'est  celui de Rochejean qui viendra dire la messe et à sa mort celui de Mouthe.

 

Claude Antoine Paulin  fut le premier chapelain à Villedieu vers 1705, il est mort en 1748, sa pierre tombale a été coupée en deux et posée de chaque côté de la porte de l'église.

 

- De 1755 à 1767Jean-François Descourvière (né vers 1729-?) est vicaire à Villedieu.

 

- En 1768Alexis-Victor Guidevaux est curé puis de 1770 à 1792 il est vicaire des Villedieu.

Le 28 janvier 1791 sous la révolution, à Ville Dieu il  prête serment, ainsi que le 05 octobre 1792.

 

La cure est déclarée vacante en 1792.

 

- En 1795 c'est un prêtre constitutionnel qui est nommé au village

 

- En 1802, Etienne-François Mondet (né vers 1744-?) Est curé à Villedieu.

 

- En 1803, Claude-Etienne Lainier (1766-1836) est curé à Villedieu, puis à Dommartin, Bannans et Labergement-sainte-Marie.

 

- De 18??-1808, Claude-Nicolas Garnier est succursaliste à Villedieu, puis dans le Jura.

 

- De 1814 à 1825, Joseph-Xavier Renaud (1759-1825) est administrateur et succursaliste de Gellin.

 

- En 1827, Charles, Léon Henriet, âgé de 28 ans, originaire d'Arc-sous-Cicon, est curé de Villedieu pendant 5 mois. Il décède le 28 janvier 1827.

 

- De 1826 à 1828*, François-Eugène Barthet (1802-1855) est curé à Villedieu, puis à Doubs.

 

- 1833 construction de l'église Saint Joseph. Elle remplace la chapelle.

 

- De 1839 à 1843, Joseph-Désiré Dornier (1803-1854) est curé à Villedieu, puis il part à La Rivière-Drugeon.

En 1879, il a comme gouvernante Caroline Pasteur****, de Morez (où elle est née : le 31 août 1834).

 

- De 1882 à 1884, Adolphe-Léon Girard (1841-1911) est curé à Villedieu, puis à Roche-les-Clerval, Orsans et Mont-de-Laval, Audeux.

 

- De 1884 à 1891, Arsène-Ursanne Mercier (1851-1937) est curé durant 7 ans à Villedieu.

 

Le 19 juillet 1891, par décision de Mgr l’archevêque, il a été nommé à Chapelle-d’Huin, puis à Fournet-Blancheroche.

 

- Le 20 septembre 1891, l’abbé Arthur, Victor, Joseph Chagrot (1859 - avril 1932 *****), vicaire a Gy, a été nommé curé de Villedieu (Mouthe). Il y restera jusqu’en 1897, puis successivement aux Verrières de Joux et à Levier.

 

- En 1898, l’abbé Gagneur (1867-1934) arrive à Villedieu, il y restera 36 ans. Il décédera le 29 janvier 1934.

 

- De 1935 à 1939, Joseph-Paul Myotte-Duquet (1909-1985) sera curé aux Villedieu, puis à Saint-Julien, à Longemaison et à Boujailles.

 

- En 1939, l’abbé Bernard Blondeau (1910-1985) est nommé à Villedieu ; il y restera pendant 47 ans. Il pratiquera son culte jusqu’en 1981 puis se retirera sur place jusqu’à sa mort en novembre 1985.

Il habitera à la cure de Villedieu, en compagnie de sa sœur Anièce et de son frère Jean.

 

- 1954, année mariale, installation d'une statue de la Vierge dans chaque village. Travaux commandés par le curé Blondeau.

 

-  25 juillet 1970 : première messe du père Jean-Claude Saillard.

 

 

Cette date est fausse, le curé Henriet y est mort en 1827 ; il est fort probable que le curé Barthet soit parti de Villedieu et qu'après la mort de son confrère il soit revenu.

** Les Villedieu le 13 août 1873

Monsieur le vicaire général,

Devant avoir une première messe le 1e septembre prochain, je demande la permission de chanter en ce jour le Te Deum et de donner la bénédiction solennelle du Saint-Sacrement.

J'ai l'honneur d'être votre très humble serviteur.

 

Maire curé

 

***1873

Eminence,

Je viens vous demander de daigner approuver MM. Les vicaires Thomet de Ste Madeleine et Saillard de Bolandoz pour siéger au tribunal de la pénitence lorsqu’ils viendront en vacances. Je crois qu’ils le feront avec édification et avec fruit pour la paroisse et avec avantages pour moi.

J’ai l’honneur d’être

De votre éminence

Le très humble et suppliant serviteur

 

Maire curé

 

**** Mlle Pasteur exerçait le chœur de chant tous les dimanches, au presbytère après vêpres.

 

***** Dans l’article du journal le Pontissalien du 23 avril 1932 couvrant son enterrement, il a été noté : Jeune séminariste, il se faisait déjà remarquer par son application, par son zèle, par son attachement à la règle. Ordonné prêtre en 1881, nommé vicaire à Gy, puis curé à Villedieu et aux Verrières, il a laissé dans ces trois postes difficiles le souvenir d'un homme de bien, d'un prêtre dévoué.

,


 

Voilà la demande que faisait le curé Maire dans une lettre du 8 juillet 1876, au vicaire général de Besançon :

 

     Je vous écris pour savoir si une petite fille peut sans permission de votre part, répondre à la messe en étant en dehors du sanctuaire. Je ne dis pas servir à l’autel parce que cette fonction appartient à l’acolyte : c’est un confrère du voisinage qui m’a soutenu ces temps derniers qu’il fallait une permission pour que cela puisse avoir lieu et c’est pourquoi s’il le faut je vous le demande. Voici pourquoi :

 

     En automne et dans le temps des regains et celui des vacances des écoles et des institutions, il est difficile d’avoir un servant parce que chacun garde son bétail sur son terrain presque autant de bêtes autant faut-il de bergers. L’année dernière, pour la première fois je me suis trouvé dans ce cas-là : j’avais exercé deux petites filles pour répondre et manier la sonnette dont l’une aurait bien répondu à trois prêtres en même temps, mais elle n’est plus ici. Cela a été au point qu’un Dimanche je me suis trouvé seul avec un chantre ; les hommes qui étaient là n’ont pas voulu venir de crainte de se tromper. Voilà donc mon embarras.

 

 

 

Les différents diacres

 

Première sorte :

« Le diaconat est la dernière étape pour ceux qui, en fin d'étude au grand séminaire vont être ordonnés prêtres. Ils s'engagent au célibat au moment où ils sont ordonnés diacres, c'est le cas de Bernard W. qui m'accompagnait à l'autel pour ma première messe. Pour les célébrations, ils sont habillés comme les prêtres sauf qu'ils portent l'étole en bandoulière (en biais, voir photographie). Les diacres peuvent prêcher, célébrer les baptêmes et les mariages, distribuer la communion. »

 

Deuxième sorte :

« Le concile a ouvert le diaconat à des hommes mariés, ce sont des diacres dits permanents, car ils resteront diacres toute leur vie, ils ne peuvent pas devenir prêtres. Ils peuvent avoir un métier. Ils ont les mêmes attributions que les autres diacres ; souvent en plus ils ont une mission dans le social avec le souci des personnes en difficultés dans différents domaines.

Dans le secteur, il y en a un à Oye-et-Pallet, un à Pontarlier et plusieurs à Besançon, etc. »

 

Pierres tombales intérieures de l'église saint-Joseph.

 

 

Ici gît :

François Maxime Maire ; originaire des Fins, qui a été curé des Villedieu pendant 30 ans ; décédé le 29 octobre 1875* ; âgé de 64 ans.

 

* En réalité il est mort le 29 octobre 1876, la date de la pierre est fausse.

 

Citation de l'évangile selon St Matthieu chapitre 25, verset 21 :

Très bon serviteur, puisque tu as été fidèle en peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur.

 

 

Ici gît :

Charles Léon Henriet, originaire d'Arc-sous-Cicon ; curé des Villedieu pendant 5 mois ; décédé le 28 janvier 1827 ; âgé de 28 ans. 

Qu'il repose en paix.

 

Citation de Sagesse 4,13.

Parvenu à la perfection en peu de temps, il a atteint la plénitude d’une longue vie.

 

A la une !

 

19 juillet 1891

Nominations clergé. 

Par décision de mgr l’archevêque, M. l’abbé Mercier, Urcissin-Arsène, curé de Villedieu, a été nommé curé de Chapelle-d’Huin.

 

20 septembre 1891

Nominations ecclésiastiques.

 

Par décision de mgr l’archevêque :

 

M. l'abbé Millol (Alexis-Ambroise), curé du Chauffaud, a été nommé curé de Chaux-les-Châtillon.

 

M. l’abbé Deniset (Louis-Atlianase-Sébastien), curé du Bulle, a été nommé curé du Luisans.

 

M. l’abbé Jechoux (Gustave-Claude- François), vicaire à Pontarlier, a été nommé curé de Mersuay.

 

M. l’abbé Dumont (Camille-Marie-Joseph), vicaire à Pontarlier, a été nommé curé de Viéthorey.

 

M. l’abbé Michel (Camille Auguste), vicaire à Gray, a été nommé curé à Bulle.

 

M. l’abbé Chagrot (Arthur-Victor-Joseph), vicaire a Gy, a été nommé curé de Villedieu (Mouthe).

 

M. l’abbé Drôuhard (Marie-Joseph-Germain), vicaire à Champagney, a été nommé curé du Chauffaud.

 

M. l’abbé Cusscy (Jacques-Léon), nouveau prêtre, a été nommé vicaire à Grand-Combe de Morteau. M. l’abbé Gliahod (Francis-Armand), vicaire à Mandeure, a été nommé vicaire à Pontarlier.

 

M. l’abbé Guigon (Jules-Léon-Victor), nouveau prêtre, a été nommé vicaire à Pontarlier.

 

M. l’abbé Grandvoinnet (Eugène-Jules), vicaire à Saint-Hippolyte-sur-le-Doubs, a été nommé vicaire à Arc-sous-Cicon.

 

M. l’abbé Gordier (Paul-Maurice-Moinrad), vicaire à Arc-sous-Cicon, a été nommé vicaire à Sancey-le-Grand. 

 

M. l’abbé Boichard (Jules-Arsène), nouveau prêtre, a été nommé vicaire à Morteau.

 

20 septembre 1891

Le secret professionnel des prêtres. 

Le juge d’instruction du tribunal de Vire a condamné à cent francs d’amende, maximum de la peine, le curé de Ponlfarcy, parce qu’appelé en témoignage dans une instruction ouverte contre un sieur Butor, il s’était refusé à répondre, invoquant le secret professionnel. Il s’agissait de certaines confidences reçues de la femme de l’inculpé par le curé, non en sa qualité de confesseur, mais en qualité de prêtre. Sur l’avis formel de Mgr l’évêque de Cayeux, le curé s’est pourvu en cassation.

 

09 août 1896

Nécrologie.

M. l'abbé Henriet Alfred-Honoré, curé de Montarlot-les-Rioz, qui est mort il y a quelques jours, après une longue et douloureuse maladie, était né à Arc-sous-Cicon en 1826. Ordonné prêtre en 1804, il avait été d’abord vicaire à Arc-et-Senans, puis il avait successivement desservi les paroisses de l'Hôpital-du-Grosbois, Villedieu-les-Mouthe, Vanne et Osselle ; il avait été désigné pour Montarlot en 1892. Nous prions les familles de ces vénérables défunts d’agréer l’expression de nos douloureuses sympathies.

 

03 février 1907

ARC-Sous-MONTENOT. 

Nécrologie. 

M. l’abbé Saillard (Joseph-Eugène-Marcelin), curé d’Arc-Sous-Montenot, né à Villedieu (Mouthe), le 17 janvier 1848, est décédé le 21 janvier, après quelques jours seulement de maladie. Il laisse d’unanimes regrets dans la paroisse.

 

03 mai 1914

VILLEDIEU. 

Mardi 28 avril, avaient lieu à Villedieu-les-Mouthe, les funérailles de M. l’abbé Louis Cousin, décédé dans cette paroisse (où il s’était retiré depuis treize ans).

Né à Houtaud, il avait fait ses études littéraires au séminaire d’Ornans, sa philosophie à Vesoul, sa théologie au grand séminaire de Besançon. Ordonné prêtre en 1879 et successivement vicaire à Servance et à Pin-l’Emagny, puis curé à Matons-les-Piesmes et à Bonnay, il se montra partout l’homme du devoir et, du dévouement ; sa piété, la régularité de sa vie vraiment sacerdotale ne se démentirent pas un instant.

Frappé prématurément, d’un mal qui ne lui pardonna point, il dut renoncer à son ministère. A Pin-l’Emagny où il avait laissé d’excellents souvenirs, il chercha d’abord à rétablir sa santé. Ce fut en vain ; le climat des montagnes où il avait vécu avec sa famille lui parut préférable. Il y revint en 1901 et y termina sa vie dans la souffrance.

Au début de cette année, il passa quelques semaines à l’hospice de Pontarlier, où il avait dû subir une opération douloureuse. Là comme à Villedieu, il fit preuve d’un courage et d’une résignation peu ordinaires. Soutenu par son esprit de foi, il sut nous n’en doutons pas, rendre utile pour le salut des âmes les longues tortures de sa maladie.

En présence des prêtres du canton et des habitants de Villedieu qui avaient voulu rendre un dernier hommage au prêtre, devenu leur compatriote, M. le Doyen de Mouthe, avec un sens surnaturel et une délicatesse qui lui sont familières, tira de cette vie d’épreuves de touchantes et salutaires leçons. Qu’il nous permette d’unir notre voix à la sienne pour remercier ses confrères, la population de Villedieu et avant tout autre son digne curé (le curé Gagneur) dont la sympathie et le dévouement furent pour M l’abbé Cousin un continuel et puissant réconfort.

 

15 août 1920

Villedieu :

Réparations diverses à l'église, aux murs du cimetière et du presbytère, auteur du projet, M. Chavanne, architecte à Besançon, montant des travaux : 16.665 fr. 90, du cautionnement 570 fr.

 

06 novembre 1926 

VILLEDIEU

Cambriolage. 

Dans la nuit du 27 au 28 octobre dernier, vers deux heures du matin, un individu s'introduisit dans le couloir de la cure de Villedieu-les-Mouthe. La bonne du curé, entendant des bruits insolites, se releva et en apercevant le visiteur nocturne se mit à crier. L'indésirable alors, n'insista pas et prit la fuite. Mais le lendemain matin, quand le curé (Gagneur) se rendit à son église il trouva la porte ouverte et constata que deux troncs avaient été forcés et soulagés des offrandes que des mains pieuses ou charitables y avaient déposées, plainte fut portée à la gendarmerie.

 

10 février 1934

VILLEDIEU-LES-MOUTHE

Obsèques de M. le curé. 

Mercredi 31 janvier, ont eu lieu les obsèques de M. l'abbé Gagneur, curé de Villedieu-les-Mouthe, décédé le 29 janvier, à l'âge de 67 ans. Une foule extrêmement nombreuse de paroissiens et d'amis avait tenu à accompagner à sa dernière demeure le prêtre vénéré qui, durant 36 ans, s'est dévoué pour ses paroissiens. Le souvenir de M. l'abbé Gagneur restera toujours vivant dans le cœur des habitants de Villedieu-les-Mouthe qui garderont une éternelle reconnaissance à leur regretté pasteur. En cette douloureuse circonstance, nous,prions la famille du défunt d'accepter nos bien vives condoléances.

 

17 juillet 1954

SARRAGEOIS

Première messe.

 Sarrageois, petit village de 123 habitants, desservi par M. le curé de Villedieu, ne se souvenait pas d'avoir donné un prêtre à l'Eglise ; aussi, en cette journée mémorable du 4 juillet, toute la population était en liesse, et la petite église, restaurée pour la circonstance, cachait ses jolies peintures neuves sous les oriflammes et les fleurs naturelles.

Il s'agissait de fêter M. l'abbé Charles Lonchampt, un enfant du pays, qui apportait, dans la petite église de son baptême, ses nouveaux, pouvoirs et ses premières bénédictions.

Hélas ! l'édifice était trop petit pour contenir la foule de parents et d'amis et, seuls, les, privilégies', purent y, prendre place ; les autres suivirent la cérémonie du dehors et prêtèrent l'oreille afin d'entendre le sermon de M. le curé doyen de Dampierre-sur-Salon, ami personnel

du nouveau prêtre.

Sarrageois conservera longtemps le souvenir de cette émouvante cérémonie.

 

12 avril 1968

Au cours d'une très belle et très émouvante cérémonie(05 avril 1968) célébrée en la cathédrale Saint-Jean de Besançon, mgr Lallier a ordonné diacres :

Gabriel Rognon, du Chauffaud ; Raymond Rolet, de Villeneuve-d'Amont.

Sousdiacre : Maurice Bez, de la Chaux-de-Gilley.

A été tonsuré : Jean-Claude Saillard, de Villedieu-les-Mouthe.

 

Entrée de la procession dans l'église saint-Joseph

 

Les religieux de gauche à droite :

 

L'abbé Charles Lonchampt, le curé Bernard Blondeau, un professeur de Consolation (le père Marguet), Jean Claude Saillard, à sa droite le diacre Bernard W, et derrière Jean-Claude Saillard, enfin la soeur de sa mère : soeur  Marie-Bernard (Bernadette) Bourgeois-Jacquet.

 

Le servant : Rémi Drezet, le jeune en costume : Roland Saillard, neveu du futur père.

 

31 juillet 1970

LES VILLEDIEU

PREMIERE MESSE (05 juillet 1970)

II y a quelques jours, M. l'abbé Jean-Claude Saillard, (fils de cultivateurs) célébrait sa première messe en l'église paroissiale.

Depuis 1873, on n'avait plus vu de cérémonie semblable. Aussi, toute la population avait-elle voulu être présente.

Après ses études primaires, conseillées et encouragées par l'abbé Blondeau, curé de la paroisse, Jean-Claude était entré au séminaire de Consolation où il passa sept années, puis à Faverney. Son service militaire terminé, il entra au grand séminaire de Besançon et fut ordonné prêtre récemment en la cathédrale de cette ville.

Nous s o u h a i t o n s long et fécond ministère au nouveau prêtre.

 

Cinquante ans plus tard !

 

Jubilé du 28 juin 2020, oui mais...

 

Les pères José Kolher et Jean-Claude Saillard, tous deux ont cinquante ans de sacerdoce.

 

... la covid 19 était invitée !

 

Ce jubilé a été célébré le 28 juin 2020, à la cathédrale Saint-Jean de Besançon.

Le père Jean-Claude Saillard n'a pas pu fêter cet événement comme il le désirait, à cause de la pandémie.