Histoire de les Villedieu
Sous le drapeau Comtois, qui que tu sois, tu es chez toi !
Monument aux morts de Villedieu
Pendant la dernière guerre, Roger Mouquand (1910-1979) a passé bon nombre de "cousins et de cousines" en Suisse. Il a été interné trois mois dans ce pays. Ensuite, il a été pris par les Allemands à Remoray.
Il a pu s'évader le jour même. En effet, arrivé au poste, un paysan est venu se plaindre vers les Allemands car ses jumelles avaient disparu. Les soldats sont partis avec cette personne, laissant seul le prisonnier.
Pour échapper aux chiens, il a passé une journée entière dans le lac du même nom, afin que l'on ne le retrouve pas.
On lui a proposé une médaille mais il l'a refusée.
Anne-Marie Royet et Paul Hanriot, eux aussi, "promenaient des cousines et des cousins", dans les bois de Villedieu jusqu'au "mur" suisse.
Anne-Marie Royet a été dénoncée aux Allemands.
André Royet, natif de Villedieu-les-Mouthe, était garde forestier à Chaux-Neuve pendant la guerre et chef des résistants du secteur.
Il viendra passer sa retraite dans le village qui l'a vu naître.
Capitaine Royet Joseph a été porté disparu à Rabat (1944). Son frère, Henry, fit des recherches sur place au Maroc, mais cela n'a rien donné.
Guy Émile est mort le : 07/09/1914 en Alsace.
Guyon François est mort le : 28/09/1915 en Alsace.
Marcel Vieille est mort le : 28/05/1918 (Vive l'oncle Sam) en Belgique.
Trois seulement reposent dans le cimetière du village :
- Cavalier Petit Louis, 152 RI est mort le : 04/10/1918 à l'ambulance* "L'Océan" à La Panne, en Belgique.
Pendant une attaque, alors qu'il se trouvait à proximité d'un canon, un servant fut tué. Il se porta volontaire pour le remplacer. Il fut décoré pour bravoure.
- Chasseur Girode Camille, 3e BCD est mort le : 06/11/1918, dans l'Yonne.
- Soldat Saillard Joseph, 15e RI est mort le : 13/07/1916 (On ne passe pas) à Arches, dans les Vosges.
Jules Vuez, qui est sur le monument aux morts, n'apparaît pas sur le vitrail de Villedieu-les-Rochejean. Il existe une stèle au fond de l’église, il ne figure pas non plus sur celle-ci. Il est remplacé par Jeunet, lui, n’est pas sur le monument aux morts, ni sur le vitrail.

Cavalier Louis Petit
L'uniforme porté par nos militaires en 1915 a pris du temps pour s'imposer.

Belle cible !
Uniforme de 1867 que portaient nos soldats en 1914.
Les officiers Saint Cyrien avaient eu la mauvaise idée de monter à la charge en grande tenue. Très peu en sont revenus pour se vanter de leur exploit.

« A ses compagnons de gloire, sa dernière pensée
Sainte Hélène. 5 mai 1821 »

Jean-Baptiste, Aimable Thomet a reçu la médaille de Sainte-Hélène, car il avait combattu pendant les campagnes napoléoniennes.
Dans le testament de Napoléon Bonaparte qu'il avait rédigé sur l'Île de Sainte Hélène, il avait demandé que les soldats de son armée encore en vie soient décorés pour avoir fait ses campagnes entre 1792 et 1815, il légait aussi la moitié de ses biens propres pour les frais.
Après bien des déboires cette médaille a été créée par Napoléon III, en l'honneur des anciens soldats encore vivants en 1857. 400 000 soldats de toutes nationalités seront décorés.
Il y en a aussi à :
- une au Grand-Serre (Drôme)
- deux au cimetière Saint-Jean de Pamiers (Ariège)
- une à Selles sur Cher (Loir et Cher)
- une à Caestre (Nord)
Laurent Jeanin du fascicule Racines nous en dit plus :
…Pour la plupart, l’après-guerre constitue un retour à l’anonymat et pour une grande majorité ils retournent à leurs campagnes et à leur existence de cultivateurs. C’est le cas de nos conscrits de 1813 et 1814 qui sont déclarés dans les registres de matricules comme étant cultivateurs et qui retournent dans leurs foyers quelques semaines après les abdications successives de Napoléon. Pour ces démobilisés la réinsertion sociale a dû être relativement aisée compte tenu du peu d’années sous les drapeaux.
Réprouvés sous la Restauration (1815-1830) les vétérans bénéficient de la "récupération" de la période napoléonienne sous la Monarchie de juillet (1830-1848) et ses associés aux grandes cérémonies dont la plus célèbre reste le Retour des Cendres de Napoléon à Paris en décembre 1840.
Avec le Second Empire (1852-1870), les anciens grognards jouissent d’une considération nouvelle et si un statut d’ancien combattant n’apparaît toujours pas dans la législation, il existe dans la mémoire collective et certaines dispositions mémorielles et financières convergent dans ce sens.
Ainsi la médaille de Ste Hélène créée par Napoléon III (mais suite au testament de Napoléon I qui voulait mettre à l’honneur tous ses soldats) en 1857 est accordée et distribuée aux soldats encore en vie, ce "monument" à la mémoire de la Grande Armée bénéficiera à environ 400 000 récipiendaires ; Si elle n’est assortie d’aucune pension, cette décoration n’en constitue pas moins une preuve du sacrifice des anciens soldats, lesquels l’arborent généralement fièrement.
Avec la loi du 5 mai 1869, un autre pas est franchi dans la reconnaissance d’un "statut" d’ancien combattant. Par cette décision impériale, une pension de 250 fr par an est attribuée aux anciens militaires "sans ressources" justifiant de deux années de service (soit deux campagnes) ou d'une blessure.
Vous pouvez en savoir plus ici
Et bien sûr, respect à toutes ces personnes qui ont travaillé pour les villages et ceux qui se sont battus pour notre liberté au cours des siècles !
* Ambulance : Pendant la grande guerre, on appelait ainsi les postes de secours avancés, au plus près du front, à une vingtaine de kilomètres.
Les docteurs s’étaient rendus compte que la plus grande mortalité se faisait pendant le transport, vers les centres de secours, à l’arrière.
L’Océan était l’une des toutes premières ambulances.
Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande le livre "14-18 Hôpital de l’Océan La Panne 1914-1918" de Raymond Reding (chirurgien de l'Océan).
A la Une!
14 juillet 1912
PONTARLIER
Société d'Encouragement au Bien.
Le 7 juillet 1912, dans sa séance publique tenue au palais du Trocadéro, la Société d'Encouragement au Bien a distribué solennellement ses récompenses.
Parmi les noms des lauréats, nous relevons celui de M. J. Bailly, né à Villedieu- les-Mouthe, demeurant à Pontarlier ; une médaille de vermeil, offerte par M. Stephen Liégeard, président de la Société, lui fut décernée.
Voici en quels termes s'exprime le palmarès :
« M. Bailly, licencié ès-lettres, est actuellement professeur de lettres et grammaire au collège de Pontarlier ; Président fondateur de l'Association amicale des répétiteurs de collèges de l'Académie de Besançon, vice-président fondateur de la Fédération nationale des répétiteurs de France et d'Algérie, vice-président puis président de l'A." des étudiants de Besançon, auteur de la brochure 4 grand succès Jeunes gens soyez mutualistes, et de nombreux articles sur l'histoire locale et les sites comtois, etc M. Bailly, quoique sans fortune et, n'ayant jamais bénéficié de la moindre bourse ni fraction de bourse fut le soutien de la vieille mère qui l'a élevé au prix des plus durs -sacrifices-. Modèle des fils, honneur du professorat, il est titulaire de la mention : honorable de Ia Mutualité. A ce diplôme, la Société nationale d'Encouragement au Bien ajoute aujourd'hui une médaille d'honneur en vermeil ».
Nous, sommes heureux d'adresser à notre compatriote et ami nos bien vives et chaleureuses félicitations.
Poème tiré du journal guerre de Jacques Rivier, qu'il portait sur lui le 04 novembre 1914 (Dans les tranchées de Lagny), jour de sa mort.
Il avait 27 ans.
Soir tendre
Oh ! Ce soir je suis tout frissonnant de tendresse
Je pense à vous, je me vois seul, je me sens loin,
Loin de tout ce dont mon cœur tendre a tant besoin
Hésitant entre l'espérance et la tristesse
Comme un oiseau meurtri mon cœur las que tout blesse
Désirerait un nid très sûr, un petit coin
Où dans la quiétude et la douceur des soins
La douleur se fondrait vaguement en faiblesse
Et des mots d'abandon, des mots mièvres et lents,
De ces mots que l'on sent monter du fond de l'âme
s'écoulent de ma bouche à petits coups dolents
Et je rêve de doigts légers, adroits et blancs
Qui sur mes yeux se poseraient frais et tremblants
Sinon des doigts de mère au moins des doigts de femme
Chassant la vision des souvenirs sanglants.
Ton Marcel.
12 février 1915 (La Madelon)
La gaieté dans les tranchées
Dans une tranchée occupée par le 25e bataillon de chasseurs à pied, on lit cette inscription joyeuse :
« Station subventionnée par le Gouvernement. Situation de première ligne. Ouvert pour la durée de la guerre seulement. Attractions variées de jour et de nuit. Camping, sport d’hiver. Grotte de troglodytes. Paysages marocains. Aérodrome. Paragrêle. Boules éclairantes. Les jours de fêtes, combats de boches avec mise à mort. Entrée gratuite pour les militaires. Interdite aux femmes et aux enfants en dessous de 18 ans… Le médecin de service donne des soins gratuitement ».
Quels admirables soldats ! Et par leurs belles santés morales comme par leurs vaillances, dignes de la victoire.
21 mars 1915
Père de six enfants
Le renvoi à leur dépôt des pères de six enfants, affectés dans la zone des armées, a commencé le 8 mars et le renvoi des pères de six enfants se trouvant actuellement dans les dépôts de la zone de l’intérieur a commencé à la même date.
Il n’est pas possible de fixer la date exacte à laquelle il sera procédé à la libération de tous les ayants droit.
02 mai 1915
MORTEAU
Prisonnier allemand espion
Le caporal Lépine, de Morteau, qui fut récemment cité à l'ordre du jour, écrit avoir reconnu, parmi des prisonniers allemands, un ancien contremaître d'une usine de Morteau (Doubs), disparu lors de la mobilisation, et qui prenait fréquemment des croquis des environs de cette ville frontière de la Suisse.
19 septembre 1915
Chaffois
Arrestation d’un espion
Il y a quelques jours, la gendarmerie de Pontarlier, avertie par des gens indignés, arrêtait à Chaffois un sieur Emile Borgognon, âgé de 27 ans, journalier, de nationalité suisse, qui tenait des propos antifrançais et ne cachait pas avoir fait de l’espionnage pour l’Allemagne.
07 novembre 1915
AVION ALLEMAND
Un avion allemand a survolé la région de Besançon, et a lâché plusieurs bombes qui n’ont causé aucun dégât matériel.

25 juillet 1916
Les prisonniers de guerre
On connaît l’admirable élan de solidarité qui a poussé de nombreuses personnes de Pontarlier à venir en aide aux prisonniers de Guerre des pays envahis. Ces malheureux ne pouvant améliorer leur sort puisque leur famille se trouvant soit prisonnière des Allemands, soit réfugiée en France sans ressources.
Le personnel des postes s’est ému de cette détresse morale et physique et des âmes charitables ont adopté pour la durée de la guerre un ou plusieurs prisonniers qu’elles considèrent comme leurs et à qui elles envoient le réconfort nécessaire.
A ce sujet, nous recevons l’admirable lettre d’un petit garçon de Morteau que nous reproduisons ci-dessous.
Tous les lecteurs admireron comme nous l’avons fait nous-mêmes le bel esprit de solidarité et d’amour pour son prochain dont fait preuve M. Bonnet. Nous sommes heureux en publiant cette lettre si touchante, de lui rendre un public hommage :
Morteau 19/7/15
Monsieur le Directeur du Pontissalien,
Je vous serais bien reconnaissant de me donner l’adresse de cet enfant prisonnier qui demande à être adopté. Avec mes petites économies, je lui enverrai un colis et continuerai souvent. Mes parents regrettent de pouvoir l’adopter, ayant déjà à envoyé à plusieurs soldats ; mais m’aideront à soulager ce pauvre délaissé.
Dans l’attente de…
Georges Bonnet. Chez son père. Entrepôt de l’Est Morteau.
14 mai 1916
Le ravitaillement de l’Allemagne par la Suisse
On écrit de Berne à la Gazette de Lausanne :
On s’entretient beaucoup depuis quelques jours d’une grave affaire qui va occuper lundi les organes directeurs de la S.S.S. et qui est appelée à avoir un grand retentissement. Il s’agit de quantités très considérables de cacao qui ont été livrées par la S.S.S. à trois chocolateries et réexportées par celles-ci, au mépris de leurs engagements, en Allemagne et en Autriche. Des trois fabriques compromises dans cette scandaleuse affaire, deux sont de la Suisse Romande et une de la Suisse Allemande.
Ce qu’il y a de pratiquement grave dans cette affaire, c’est que toutes les réexpéditions étant soumises à l’autorisation du bureau spécial, attaché à la division du commerce et du Département politique fédéral, on se demande comment il est possible que de grandes quantités d’une marchandise qui nous a été livrée par les alliés pour notre usage personnel aient pu passer la frontière au nez et à la barbe des douaniers.
Il n’est pas nécessaire d’insister sur les conséquences que peut avoir pour le pays tout entier une affaire de cette nature. Elle compromet non seulement notre ravitaillement en aliments et en matière première, portant ainsi préjudice à tous les commerçants qui ont honnêtement tenu leurs engagements mais encore le bon renom de notre pays. Aussi, le public est-il en droit d’exiger que les organes de la S.S.S. fassent sur cette affaire une lumière complète et qu’ils sévissent avec une impitoyable et exemplaire sévérité.
14 mai 1916 (Cri du poilu)
Suisse
Ste-Croix
Nos prisonniers
La locomotive est toute pimpante sous son décor de drapeaux français et suisses. Une musique joue la « Marseillaise ». Une acclamation formidable accueille le train qui stoppe en gare de Sainte-Croix : « Vive la France ! Vive la Belgique ! » à laquelle répondent les cris enthousiastes de « Vive la Suisse ! ». Il est 9h30.
Le premier convoi de prisonniers français et belges malades venait de s’arrêter, samedi dernier, sur la terre hospitalière helvétique.
18 juin 1916
VILLEDIEU
Arrestation d’un évadé allemand
La brigade des douanes vient d’arrêter un individu se rendant de France en Suisse, mais non muni de papiers. Ce dernier fut remis à la gendarmerie de Mouthe.
Les gendarmes, après avoir fait déshabiller l’individu, remarquèrent sur son corps diverses traces de blessures entre autre, sur l’abdomen, une trace de balle sortant vers les reins, au front une autre ayant enlevé le cuir chevelu et, enfin l’ablation de l’index de la main droite.
Pressé de questions, il dut avouer s’appeler R. Wilhem, soldat réserviste au 30e d’infanterie et s’être évadé du camp de Carpienne vers Marseille. Il dut la presque réussite de son évasion à son habitude de parler Français ; il avait été en effet employé dans les mines du Nord pendant 9 ans.
17 septembre 1916
BALLAIGUES
Cérémonie patriotique
Comme on sait, il existe dans le cimetière de Ballaigues un monument élevé aux soldats français décédés dans cette commune en 1870. Nos compatriotes de Ballaigues et des localités voisines ne manquent jamais au pieux devoir de faire visite à ce monument. Cette année, la cérémonie avait un caractère particulièrement émouvant : les internés de 1914-1916 venaient apporter leur souvenir fraternel aux internés de 1870 ;
Le contraste apparaissait à chacun vraiment saisissant : ceux-ci, déplorables épaves de l’armée de l’Est dont la déroute ajoutait un malheur de plus à l’armistice qui, pourtant, semblait les réunir tous, puisqu’il était l’aveu de la défaite et le prélude du démembrement ; ceux-là, échangés avec : l’ennemi.
En vertu d’un accord international, heureux de leur séjour en Suisse, qui n’est qu’une étape vers la rentrée dans leur patrie prochaine.
La cérémonie commença, lundi dernier à 9 heures ½, par un olit chanté par M. l’abbé Gavelle, aumônier des soldats français, lui-même interné, en présence d’une assistance nombreuse, venue de Ballaigues, de Vallorbe et des environs ? Des chants furent exécutés par les soldats internés et émurent tout particulièrement l’assistance ? Puis un cortège se forma pour aller déposer une couronne au pied du monument du « Souvenir Français ». Des discours furent prononcés par M. l’abbé Besson, curé de Lausanne, qui, dans un magnifique langage, exalta le patriotisme de nos braves, la mission de la France, champion du droit et de la civilisation ; par M. le capitaine Belzève, qui parla de la bravoure de nos héros et magnifia leurs sacrifices, et par M. le sous-officier Molains, qui, dans une heureuse allusion, se félicita d’avoir à honorer la mémoire des vétérans de 1870, lui dont le père avait été lui-même interné en Suisse, au cours de l’année terrible.
Nous regrettons de ne pouvoir citer ces discours qui impressionnèrent vivement l’auditoire.
En résumé, bonne et patriotique journée qui laissera à tous un excellent souvenir.
08 octobre 1916
M. Saillard Joseph, de Villedieu, soldat d'infanterie, tué le 13 juillet 1916. Marié et père d'un enfant.
08 octobre 1916
A L'ORDRE DU JOUR
Le capitaine Taillard Charles, a été cité à l'ordre du corps d'armée. « Le 4 septembre, a très brillamment entraîné sa compagnie à l'attaque, enlevant d'un seul élan les objectifs qui lui étaient assignés. S'est ensuite maintenu énergiquement sur les positions conquises.
22 octobre 1916

03 décembre 1916
Prisonniers évadés
Ces derniers jours, cinq soldats évadés d’Allemagne sont passés en gare de Pontarlier, par le train de Neuchâtel.
Ces français en dernier lieu, se trouvaient internés dans une forteresse ; mais malgré la vigilance de leurs gardiens, ils réussirent à fausser compagnie à ceux-ci, et à parvenir en Suisse après une marche de dix jours.
Parmi ces prisonniers se trouvait un compatriote, Faivre Auguste, originaire de Bouverans.
24 décembre 1916
Croquis de Pontarlier
Dans le métro
J’ai assisté cette semaine à deux faits caractéristiques, qui se sont passés dans le métropolitain, à Paris.
A Saint-Lazare, les voyageurs se pressent les uns contre les autres comme sardine en boîte. Un couple arrive, essoufflé. Le civil jouant des coudes, se met en devoir de se livrer passage. Un vieux monsieur intervient :
« Voyons ! Ne poussez donc pas ainsi ! »
« Ça vous déplait ? »
Répond le nouvel arrivé.
« Tant pis je rentre tout de même. »
Et il entra.
Commencé sur ce ton, la conversation se poursuivie.
L’intrus toisa le vieil homme et lui dit :
« Et puis, vous savez, moi j’y suis là-bas ! »
La femme ajouta :
« S’il est en civil c’est que je lave ses effets plein de boue. »
Tous les voyageurs qui approuvaient le vieux monsieur, se rangèrent immédiatement du côté du poilu.
Je fus, en première, le compagnon de voyage d’un permissionnaire muni d’un billet de seconde.
Le contrôleur passa, le soldat tendit son morceau de carton gris et, sur l’observation de l’employé, riposta :
« Dis donc, je suis bien en premières lignes aux tranchées. J’ai bien le droit de monter en première dans le métro ! »
L’employé n’insista pas.
Les journaux nous ont appris qu’à la station de la Concorde (était-ce à cause de la proximité du palais Bourbon ?). Un capitaine gifla un député à la suite d’une discussion. Les voyageurs acclamèrent le capitaine.
Décidément, l’opinion publique a pris position pour les poilus contre les vieux messieurs, les employés du métro, les députés.
Le Croqueur.
14 janvier 1917 (Les Sacrifiés ou la chanson de Craonne)
M. Tréand François, de Villedieu-les-Rochejean, a été cité à l'ordre du 407e d'infanterie : « Pendant l'occupation d'un secteur devant, en octobre 1916, a assuré d'une façon parfaite le ravitaillement en matériel et en munitions, des unités de première ligne, dans un terrain rendu presque impraticable et sous des bombardements continus et d'une extrême violence. »
30 juin 1918
Ravitaillement frauduleux Rochat Sami-Paul, vacher de nationalité suisse, 43 ans, est depuis le 31 mai 1918, employé dans les pacages de Villedieu-les-Mouthe. Comme les provisions de ménage sont aussi rares en Suisse qu'en France, en bon fils Rochat avait convenu avec ses parents, qu'il leur porterait quelques denrées au mur de la frontière et qu'en échange, ceux-ci lui apporteraient divers objets de toilette de première nécessité. C'est en raison de ces conventions que Rochat fut surpris par la douane, à dix mètres du mur, trimbalant un litre d'huile destinée à ravitailler les siens. Un procès-verbal fut dressé contre l'imprudent fraudeur. 100 fr. d'amende et confiscation des objets transportés.
02 février 1919 (La Madelon de la Victoire)
Morts au champ d’honneur
M. Delagrange, Félicien, de La Cluse, au .. territorial est mort en captivité en Allemagne, le 22 octobre 1918.
M. Girode, Camille, de Villedieu, chasseur au .. bataillon est décédé le 6 novembre 1918, à Gravant (Yonne) des suites de ses blessures.
Aux familles de ces braves, Le Pontissalien adresse ses condoléances.
22 juin 1919
Nos Montagnards au feu
A l'ordre du jour
Canton de Mouthe
M. Besançon Charles, de Villedieu-les-Mouthe, est cité à l'ordre du 104e AL. : Très bon brigadier. Il a rendu à la batterie les plus grands services comme téléphoniste, puis comme observateur et brigadier téléphoniste en organisant et en réparant des réseaux importants souvent hachés par les tirs ennemis. Il a obtenu ainsi des résultats remarquables en Belgique, au Kammel en mai 1918, et aux attaques du 15 juillet et du 26 septembre 1918 en Champagne.
22 juin 1919
La circulation
Les français peuvent :
1° circuler librement dans la zone de l’intérieur ;
2° circuler dans la zone des armées à la seule condition de pouvoir justifier de leur identité ;
3° être munis d'un sauf-conduit délivré par le maire ou le commissaire de police de la résidence pour se rendre dans la zone des frontières terrestres de Belfort, Doubs, Jura, Ain, Haute-Savoie, etc.) ou en Alsace-Lorraine. La circulation automobile est complètement libre sur le territoire français, sauf dans la zone des 3 armées et les départements limitrophes de la Suisse, de l'Italie et de l'Espagne, ou il faut avoir un sauf-conduit délivré par le préfet du département où l'intéressé à sa résidence.

Signature de l'armistice
06 juillet 1919*
La paix est signée
Samedi 28 juin 1919**
A 15h10, dans la grande salle des glaces*** du palais de Versailles, les délégués allemands ont signé le traité de paix. La cérémonie a revêtu un caractère d'ampleur et de simplicité ; elle a duré 50 minutes. Toutes les puissances alliées et associées, sauf la Chine, ont apposé leur signature sur l’unique exemplaire qui sera conservé dans les archives de la République Française. La guerre a donc duré 4 ans, 9 mois et 25 jours.
* Samedi 28 juin 1919 : Jour anniversaire de l'attentat de Sarajevo.
**Le 03 octobre 1919, le traité de paix a été ratifié par la chambre, par 372 voix contre 53 voix)
Le traité de paix a été ratifié par la chambre, par 372 voix contre 53 voix.
*** La galerie des glaces a été aussi choisie, pour laver la honte de la défaite de la guerre de 1870. Le 18 janvier 1871,en ce lieu, le chancelier Bismarck nomme Guillaume I empereur de l'empire allemand (de 1871 à 1918) en ce lieu.
06 Juillet 1919
A l'ordre du jour
M. Besançon Charles, de Villedieu-Ies-Mouthe, est cité à l'ordre du 104- R. A. L. : « Très bon brigadier. A rendu à la Batterie les plus grands services comme téléphoniste, puis comme observateur et brigadier téléphoniste en organisant et en réparant des réseaux importants souvent hachés par le tir ennemi. A obtenu ainsi des résultats remarquables en Belgique, au Kemmel en mai 1918, et aux attaques du 15 juillet et du 26 septembre 1918 en Champagne. »
27 juillet 1919
Communications téléphoniques
A partir du 25 juillet courant, les communications téléphoniques du régime intérieur seront libres comme en temps de paix. Toutefois, les communications avec l'étranger, quelle qu'en soit leur destination, ne seront établies que sur autorisation spéciale notifiée par l'administration.
25 janvier 1920
A partir du 26 janvier courant, les valeurs déclarées (lettres et boîtes) seront acceptées à destination de l'Allemagne non occupée.
Les objets de cette catégorie seront acceptés pour toute l'Allemagne y compris les pays rhénans.
25 janvier 1920
M. Tréand François, de Villedieu-les-Rochejean, a été cité à l'ordre du 407e d'infanterie : "Pendant l'occupation d'un secteur devant, en octobre 1916, a assuré d'une façon parfaite le ravitaillement, en matériel et en munitions, des unités de première ligne, dans un terrain rendu presque impraticable et sous des bombardements continus et d'une extrême violence".
05 février 1921
Machine à coudre aux veuves pensionnées de la guerre chargées de famille
L'office National a décidé, dans la limite des crédits inscrits à son budget, d'attribuer aux Veuves de Guerre chargées de famille une machine à coudre.
Ces machines pourront être mise à la disposition des bénéficiaires dans l'ordre de préférence indiquée ci-après :
1° Veuve de guerre non remariée ayant au moins quatre enfants âgés de moins de 16 ans.
2° Veuve de guerre remariée ayant une très nombreuse famille.
Les machines à coudre qui leur sont attribuées ne deviennent leur propriété qu'au bout de dix années, pendant ce temps, les bénéficiaires, ne peuvent aliéner la machine dont elles disposent, elles doivent en assurer l'entretien ; en cas de changement de domicile, elles doivent en aviser le Préfet, Président du Comité. En cas de décès survenu au cours des dix années, la machine fait retour au comité.
Les postulantes doivent adresser leur demande au Préfet, Président du Comité Départemental des Mutilés et Réformés de la Guerre, 26, rue Mégevand, à Besançon, ou elles trouveront tous renseignements complémentaires. Joindre à l'appui les pièces suivantes.
1° Une pièce établissant la qualité de Veuve de Guerre.
2° Un certificat délivré par le Maire portant les prénoms et l'âge de chacun des enfants et attestant qu'ils sont actuellement vivants.
12 février 1921
Restitutions et transfert des corps de militaires et marins morts pour la France.
Pour tenir compte du désir exprimé par un certain nombre de familles dont les demandes sont parvenues à l’administration après le 2 janvier, monsieur le ministre des pensions vient de décider de reporter au 15 février prochain, la date limite après laquelle les demandes de transfert au frais de l’état des corps inhumés en France et en Belgique ne pourront plus être acceptées.
Les familles sont avisées qu’aucun délai supplémentaire ne pourra, pour quelque raison que ce soit, être accordé par la suite, l’exécution méthodique des opérations de transferts imposant l’obligation de se conformer à un programme qui ne peut être constamment remanié.

Croix de guerre
06 juin 1922
Villedieu-les-Mouthe
Ceux qui reviennent
Vendredi 26 mai ont eu lieu les obsèques du soldat Louis Petit, classe 17, du 152e R.I. mort glorieusement pour la France, en Belgique, le 2 octobre 1918. Une foule nombreuse accompagnait ce brave garçon à sa dernière demeure.
A l’église, M. l’abbé Cloué, vicaire à Pontarlier, fit avec éloquence l’apologie du héros. Au cimetière, plusieurs discours furent prononcés, M. Royet, maire, adressa un dernier adieu à ce bon citoyen. M. Besançon, instituteur à Pontarlier retraça le passé glorieux et sans tache de ce bon camarade, regretté de tous. M. Druben, au nom des anciens combattants du 152e R.I. adressa un salut fraternel au compagnon d’armes victime de son devoir.
"C’est le 35e et dernier enfant du pays à qui la population rend les honneurs. Nous regrettions sincèrement que tous ne puissent venir reposer à l’ombre du clocher. Nous adressons, aux familles éprouvées, nos sincères condoléances, et nous remercions sincèrement la municipalité, Mme l’institutrice, M. Rey, lieutenant des douanes et tout son personnel qui ont répondu avec empressement à l’appel qui leur a été fait, pour la glorification de nos morts. A tous merci ! Et...
« Gloire à notre France éternelle.
Gloire à ceux qui sont morts pour elle. »
Même jour
Madame Veuve PETIT et ses enfants*, les familles LORIN, ROUSSEL, SAILLARD , remercient sincèrement le conseil municipal, les anciens combattants, la douane et son dévoué chef, la délégation des anciens combattants du 152e R.I., Madame l’institutrice et ses élèves, ainsi que toutes les personnes qui leur ont témoigné de la sympathie à l’occasion de la réinhumation* (avant à la Panne) de leur regretté fils ; frère, neveu, cousin,
LOUIS PETIT,
Classe 17, du 152e R.I.
Médaillé militaire, décoré de la croix de guerre, mort glorieusement pour la France, en Belgique, le 2 octobre 1918.
* Elisa et Rose.
* Il est mort à l'ambulance l'Océan à la Panne en Belgique. Certainement inhumé une première fois dans ce village.
Une ambulance était un lieu de soins très proche du front.
17 juin 1922
VILLEDIEU-LES-MOUTHE
Anciens Combattants
Une délégation de l'Association Pontissalienne des anciens combattants s'est rendue le dimanche 11 juin, à Villedieu-les Mouthe. Après avoir entendu les explications d'un délégué sur les buts et les avantages des groupements de combattants, une société a été constituée dans cette commune à l'unanimité des membres présents qui ont élu comme membres d'honneur : MM. Royet François, maire, président, Guillaume et Jules Saillard, anciens combattants de 1870. Et au comité définitif : MM. Thomet Henri, président ; Royet Henri, vice-président ; Besançon Joseph, secrétaire ; Saillard Robert, trésorier ; Rousselet Elie, Rousselet Henri, Saillard Léon.
18 novembre 1922
VILLEDIEU LES MOUTHE
Le 11 novembre a eu lieu l'inauguration du monument élevé à la mémoire des enfants de Villedieu, morts pour la France. La cérémonie fut simple mais touchante. Toute la population glorifia dignement les chers êtres disparus. Après la bénédiction par M. Gagneur, curé de la paroisse, la douane rendit les honneurs et son chef, M. Rey, fit l'appel des morts. Des discours furent prononcés par MM. Royet, maire, Thomet Henri, Vuez François, conseiller d'arrondissement et par le délégué de la Fédération. Ces allocutions furent précédées ou suivies par des chants exécutés d'une façon parfaite, gaie au dévouement des jeunes filles et des enfants. L'après-midi, un banquet très intime réunissait la municipalité, les vétérans de 1870, les anciens combattants. Au dessert, le délégué de la Fédération fit comprendre la nécessité de cette association et le but poursuivi. Il rendit hommage à M. Roz, président. Une quête faite par un pupille, produisit la somme de 40 francs qui fut remise, par les soins de Mme Renaud, institutrice, à M. l'inspecteur primaire. Ce fut vraiment une journée de reconnaissance et d'union dont chacun conservera le pieux souvenir.
Et aussi !
10 décembre 1922
VALLORBE
Médaille militaire
La médaille militaire a été attribuée à la mémoire du caporal Fombarlet Louis, mort pour la France :
« Très grièvement blessé au poste d’observation, où il surveillait les mouvements de l’ennemi, prêt à parer à une contre-attaque. Il a montré, dans ses souffrances le plus grand courage et fait preuve des plus belles qualités morales.
Mort pour la France le 17 août 1916. »
20 septembre 1923
Encore une guerre, pour que les allemands payent leur dette de 14/18.
Ils ont capitulé pour la deuxième fois en renonçant officiellement à « la résistance passive », qui du reste s’était bien atténuée. Ainsi se liquide la grande idée de Cuno* par un fiasco semblable à celui de l’amiral Tirpitz,** en matière de marine pendant la guerre. La « résistance passive » a certainement contrarié, dans une certaine mesure, l’action du gouvernement français, puisqu’elle l’a obligée à plus d’efforts et plus de dépenses et l’a empêché de tirer un avantage (illisible) direct de l’occupation de Ruhr. Mais par contre elle nous a tiré d’un extrême embarras, en nous déchargeant de la difficulté de payer (et de quelle monnaie ?, les ouvriers de Ruhr. Quant aux inconvénients pour l’Allemagne, ils ont été énormes. L’envoi de milliards, de trillons de marks pour les salaires et pour l’organisation du sabotage à précipiter l’inflation, et d’une façon générale, la faillite monétaire du Reich qui est aujourd’hui accomplie. Enfin je ne crois pas que les actes odieux de sabotage aient ramené au Reich beaucoup de sympathie.
A notre point de vue, la capitulation de l’Allemagne est un grand succès. Pour M. Poincaré c‘est un triomphe. Il est vrai qu’il reste à le compléter, et les difficultés sont incontestablement grande. Mais M. Poincaré est averti. Il sait mieux que personne qu’une fois déjà lors de l’armistice de 1918, le Reich a mis le genou à terre, s’est avoué vaincu, et une fois relevé, nous a traîtreusement joués. L’esprit avisé autant que ferme du grand lorrain saura parer à ce dernier péril.
Enfin, la capitulation de l’Allemagne est intéressante à un autre point de vue : la question intérieure. Le magnifique succès de la Ruhr met M. Poincaré d’ores et déjà au Pinacle du prestige et de l’autorité morale. On s’en aperçoit au manifestation d’admiration et de respect qui saluent partout son nom, et aussi aux adhésions qui pleuvent de la part de quantités de gens qui ne l’avaient jusqu’ici guère gâté. M. Poincaré saura certainement user de son immense crédit sur l’opinion pour recommander au corps électoral la politique de paix et d’union intérieure grâce à laquelle il a pu faire triompher nos intérêts à l’extérieur, et je ne doute pas un instant que ses conseils ne soient écoutés.
* Wilhelm Cuno est un homme politique allemand, né le 02 juillet 1876 et mort le 03 janvier 1933.
Il est chancelier du Reich, durant l'occupation de la Ruhr par les franco-belges, en 1923. Il est aussi directeur général de la compagnie de transport maritime American Line.
** Alfred von Tirpitz est né le 19 mars 1849 en Prusse et mort le 6 mars 1930 en Allemagne. Il fut militaire, et a créé la marine impériale allemande (cette marine a combattu durant la première guerre mondiale).
29 novembre 1924
GELLIN-VILLEDIEU
La fête de l'armistice
Nos deux petits villages ont fêté dignement l'anniversaire de l'armistice. La journée commença par une cérémonie religieuse, célébrée dans chacune des paroisses et à laquelle une assistance très nombreuse fut remarquée, recueillie. A 10h45, la foule se rassemble autour du monument aux morts de Villedieu-les-Mouthe. M. Henri Royet, président du groupe des anciens combattants de la commune, dépose au pied du Monument une superbe jardinière garnie de fleurs. Onze heures sonnent bientôt (une minute de silence) tous les cœurs battent. On pense à ceux qui ne sont plus et à l'affreux cauchemar : la guerre. Ensuite, la même cérémonie se déroule à Gellin, aussi touchante, aussi poignante. M. Henri Jacquet, mutilé de guerre, président des anciens combattants, prononce une courte et vibrante allocution et dépose une gerbe de fleurs sur le monument aux morts. A midi, les anciens combattants des deux communes se retrouvent à l’hôtel Viennet. La salle, pourtant immense, paraît devoir être trop petite. Néanmoins, tout le monde pourra prendre place. C'est une chance. On lève les yeux, que voit-on ? Le portrait de deux êtres chers : René Vionnet et Camille Marguet, enfants de la commune, morts au champ d'honneur : fait symbolique, qui place le banquet de ceux qui restent sous la présidence de nos glorieux morts. La présence des deux maires : Auguste Lorin et François Royet, est saluée par des applaudissements bien mérités, car leur dévouement à la cause des anciens combattants est assez connu. Le repas, calme d'abord, s'animera petit à petit. Une heure, deux heures passent ; les plats défilent ; les verres s'emplissent et se vident ; les langues se délient. Le comtois de nos montagnes, renfermé d'ordinaire, ouvre son cœur qui est tout de franchise, de réflexion, de bonté. Notre ami Victor, au cœur joyeux et à la blague facile, amuse, à lui seul, toute une travée. Au dessert, MM. Jacquet et Besançon prennent la parole. Ce dernier, trésorier de la fédération des sociétés d'anciens combattants de l'arrondissement de Pontarlier, parle du cahier de revendications, souligne les réalisations et signale l'effort nécessaire pour faire aboutir le reste. Il parle tour à tour des ascendants, des pensions, des tuberculeux, etc. Il termine, aux applaudissements de l'assemblée, en faisant appel au patriotisme de tous pour sauver la France en un moment si difficile, notamment au point de vue économique. Les chanteurs habituels redonnent alors la note gaie et ainsi que quelques revenants comme Rousselet, qui font connaître les plus belles chansons de leur varié répertoire. On rit, on s'amuse un peu, on se détend et, bien tard dans la soirée, on se sépare en répétant le mot de ralliement : « A l'année prochaine ! » Ce fut, en résumé, une belle journée de concorde, d'union et de souvenir envers nos glorieux morts !